C’est devenu le thème récurrent de l’économie canadienne : la nature intermittente de la guerre commerciale que nous livrent les États-Unis. Et, dans la tradition d’espérer le meilleur et de se préparer au pire, la Banque du Canada utilise la seule arme dont elle dispose, sa politique de taux d’intérêt.
La semaine dernière, la banque centrale a abaissé son taux directeur pour la septième fois consécutive, de 25 points de base pour le ramener à 2,75 %. Même si l’année a connu un début fort, marqué par une bonne croissance du PIB et une inflation maîtrisée, l’incertitude entourant les menaces tarifaires américaines a jeté un froid dans l’économie.
« Même s’il est encore trop tôt pour voir l’ampleur des effets des nouveaux droits de douane sur l’activité économique, les résultats de ces enquêtes semblent indiquer que les menaces tarifaires et l’incertitude entourant la relation commerciale canado-américaine ont déjà une incidence importante sur les intentions des entreprises et des consommateurs », a déclaré le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem.
M. Macklem a également averti que la Banque n’est pas en mesure de protéger l’économie canadienne des répercussions financières des droits de douane, mais qu’elle peut utiliser les taux d’intérêt pour gérer une éventuelle poussée de l’inflation.
Le refroidissement de l’économie en général se fait également sentir sur le marché du logement. Les grands espoirs, surtout parmi les vendeurs, baissent à mesure que les ventes chutent. Les prix sont également à la baisse dans un certain nombre de marchés précurseurs.
Du côté positif, les acheteurs disposent désormais d’un plus grand choix de logements, compte tenu de l’augmentation du nombre de nouvelles inscriptions au cours des derniers mois. Ce meilleur pouvoir de négociation pourrait suffire à inciter certaines gens réticents qui sont à la recherche d’une maison à faire un retour sur le marché.