Les grands espoirs d’un marché immobilier dynamique au printemps sont tempérés par le conflit commercial entre les États-Unis et le Canada.
L’Association canadienne de l’immobilier (ACI) indique une forte baisse des ventes de logements existants en février, tant d’un mois sur l’autre que sur douze mois. Les reventes ont baissé de 9,8 % par rapport à janvier dernier et de 10,4 % par rapport à février 2024. Environ trois quarts des marchés du pays ont enregistré des baisses. Ce sont de plus grands centres, comme la région du Golden Horseshoe en Ontario, qui ont enregistré les baisses les plus marquées.
Selon l’ACI, les chiffres montrent que les acheteurs se retirent du marché en raison de l’incertitude économique résultant des droits de douane imposés par les États-Unis et des discussions sur une annexion [hypothétique] du Canada par les États-Unis.
« Dès l’annonce des tarifs, le 20 janvier, un fossé s’est creusé entre les ventes résidentielles enregistrées cette année et celles de l’année dernière. Cette tendance s’est accentuée tout au long du mois de février, entraînant une baisse significative, mais peu surprenante, de l’activité mensuelle », a déclaré Shaun Cathcart, économiste principal de l’ACI.
Les nouvelles inscriptions ont également chuté en février, de 12,7 % par rapport à janvier, effaçant du coup les gains enregistrés grâce à la hausse inattendue pour le mois.
Le ralentissement des ventes n’a pas eu d’effet marqué sur les prix. L’Indice composite national des prix des propriétés de l’ACI a baissé de 0,8 % par rapport à janvier et de 1,0 % par rapport à l’année précédente.
Le prix de vente moyen national d’un logement a baissé de 3,3 % sur douze mois et s’établit aujourd’hui à 668 000 $.