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À la rencontre de nos dirigeants : entretien avec Jeremy Wedgbury

Notre vice-président directeur, Montages de prêts commerciaux, Jeremy Wedgbury, est responsable des activités de prêts commerciaux de First National. First National mène ce secteur du marché. Dans le cadre de cette entrevue, nous lui demandons de nous partager ses perspectives sur les stratégies de croissance de First National et les occasions futures en ce qui concerne le segment des prêts commerciaux.

Parlez-nous d’abord de vous.

Je travaille pour First National depuis 2004, soit depuis plus de 14 ans. Avant cela, j’ai été à l’emploi de la Financière Manuvie et de Merrill Lynch Financial. J’œuvre donc dans l’immobilier commercial depuis mes débuts professionnels, soit depuis près de trois décennies. En matière de formation, j’ai étudié à l’Université Wilfrid Laurier et à l’Université de la Colombie-Britannique en économie urbaine.

Vous êtes passé à l’emploi de First National après avoir travaillé pour de très grands prêteurs hypothécaires commerciaux.

C’est exact, mais un des faits qui en surprend plus d’un dans l’industrie est que First National est le plus important prêteur hypothécaire commercial unique au Canada. Au dernier compte, la société gérait plus de 25 milliards de dollars en prêts hypothécaires commerciaux. Incluant les renouvellements, nous avons émis près de 7 milliards de dollars en prêts commerciaux en 2017.

Quelle part du marché commercial First National détient-elle?

Il est difficile d’obtenir des données sur le marché, mais la plupart des estimations que j’ai consultées fixent à quelque 50 milliards de dollars la valeur des transactions annuelles dans le marché canadien des prêts hypothécaires commerciaux. Ça voudrait donc dire que First National détient la part du lion, soit environ 12 %. J’ai récemment assisté à un congrès sur l’immobilier commercial à New York. Presque tout le monde que j’ai croisé connaissait First National, mais personne n’aurait pu soupçonner notre taille et notre croissance. Je pense que les gens ne s’attendaient pas à ce qu’un prêteur non bancaire puisse atteindre une telle taille.

À quels facteurs attribuez-vous le leadership et la croissance élevée de First National en matière de titrisation?

Je dirais qu’il y a eu deux catalyseurs. Le premier facteur concerne First National directement. La société fait preuve d’entrepreneuriat dans sa prestation de services. Nous sommes fondamentalement des entrepreneurs. Nous saisissons rapidement les occasions qui se présentent, nous prenons des risques calculés et nous voyons les choses en grand. Cette approche non institutionnelle en matière de prêts nous permet de réellement nous démarquer et d’envisager les défis comme des occasions d’évoluer ou d’établir de nouveaux précédents. Nous avons façonné nos processus de sorte à réduire de beaucoup le délai entre le dépôt d’une demande et l’octroi du financement. Les emprunteurs apprécient grandement que nous faisons mieux que les normes de l’industrie à cet égard. Pour réussir cela, nous avons harmonisé nos activités avec celles de dizaines de partenaires financiers, dont des compagnies d’assurance-vie, des caisses de retraite et des banques qui ont confiance en nos façons de faire pour détecter et scruter des propositions et pour mettre au point des structures hypothécaires qui répondent à leurs besoins en matière de déploiement de capitaux. Comme nous avons accès à un grand réseau de financement en plus de nos propres capitaux, avons de l’ambition et exploitons les systèmes pour réussir, nous réussissons généralement à clore des transactions plus rapidement que quiconque dans l’industrie.

Quel est le deuxième catalyseur?

C’est en quelque sorte lié au premier. Plusieurs sources de capitaux ont quitté le marché dans la foulée de la crise du crédit de 2008. Lorsque c’est arrivé, certaines des plus grandes sociétés immobilières au Canada sont parties à la recherche de nouvelles sources de liquidités. C’est alors qu’elles ont découvert First National, au moment même où nous devenions un émetteur de TH LNH disposant de capitaux à investir. Ce fut un point tournant pour notre entreprise. Une fois la crise du crédit résorbée, ces emprunteurs ont choisi de rester avec nous au lieu de retourner à leurs anciens prêteurs, car ils appréciaient nos services et notre grande réactivité. Sans nommer de noms, un de ces clients détient aujourd’hui un portefeuille d’environ un demi-milliard de dollars avec nous. Avant la crise du crédit, il faisait affaires avec d’autres prêteurs.

Comment réussissez-vous à conserver cet esprit entrepreneurial bien en vie au sein d’une entreprise aujourd’hui beaucoup plus grande?

Ça fait vraiment partie de l’ADN de notre organisation. Rappelons que First National a été fondée par deux entrepreneurs qui demeurent aux commandes à ce jour. Leur attitude est contagieuse. Aussi, la structure de notre organisation est demeurée horizontale afin que des décisions complexes puissent être prises rapidement et que la reddition de comptes ne soit jamais diluée dans la hiérarchie. Nous agissons rapidement et pouvons donc proposer des solutions opportunes. Aussi, il est possible d’agir en entrepreneurs lorsque les équipes sont bien établies comme c’est le cas de nos équipes responsables du montage, de la souscription, du crédit, du financement et de la lutte au blanchiment d’argent.

Lorsque vous regardez vers l’avenir, quels sont vos objectifs d’affaires?

Nous voulons clairement maintenir notre avantage sur le plan des services. C’est le premier objectif de notre société en croissance. Cela passe notamment par l’embauche de professionnels qui partagent notre passion : trouver des solutions financières appropriées pour nos emprunteurs et partenaires financiers, et ce, rapidement. Par exemple, en 2018, Michael Williams a pris les commandes de notre équipe au Québec. Aussi, nous avons fixé un certain nombre d’objectifs financiers pour nous-mêmes, par exemple, le développement de notre secteur de prêts conventionnels. À cet égard, nous avons gagné beaucoup de terrain au cours des quatre dernières années. Nous visons également à ce que le volet des prêts commerciaux contribue davantage aux revenus globaux de First National.

Depuis vos débuts avec First National, les opérations de prêts commerciaux ont enregistré une croissance exponentielle. Est-il possible d’en faire plus?

C’est certainement notre intention.

 
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